Commentaires
Inès des Banlieues le 27/04/2007 à 08:10:10
L'un des dangers qui attendent la France en cas d'élection du pote frenchie à Bush et à Berlusconi, c'est la réaction des jeunes de ce qu'on appelle "les banlieues" et de la réaction à leur réaction ; il devrait être inutile de le répéter pourtant on en parle peu en ce moment, mais les provocations du ministre de l'intérieur devenu président de la république passeront forcément encore plus mal quand les matraquages physiques des polices et des milices, et les matraquages verbaux du discours officiel alimenteront encore plus le sentiment d'exclusion de cette population. Deux conséquences à prévoir : un risque d'embrasement redoublé dans le court terme et limité dans l'espace ; un risque de récupération, par les instances internationales de déstabilisation alcaïdiennes, de ces jeunes qui seront enfoncés un peu plus dans leur désoeuvrement et leur rejet par le nouveau régime de l'"Ensemble". Manifestement, la pression mise par un gouvernement étriqué, de fermeture à toutes les idées généreuses et d'ouverture au capital, va fabriquer une cocotte minute dont la vapeur sera relayée et amplifiée par les opposants non-banlieue au régime. Bush et l'Irak : qu'a gagné l'Amérique bien pensante à élire un Docteur Folamour ? Sarkozy, c'est gros comme le nez au milieu de figure, ce sera la même chose. Les mêmes recettes donnent les mêmes merdiers.
désillusionnado le 27/04/2007 à 08:32:42
A regarder les élections présidentielles avec un peu de recul, on est effaré comme toujours par les ravages des manipulations les plus criantes ; il est clair que nous sommes tous manipulés, tous manipulateurs dans notre vie privée comme dans notre vie publique. Mais il y a des moments où la manipulation atteint des degrés phénoménaux et qu'il y a de réels vainqueurs et des vaincus dans ce domaine. Je dirais que cela arrive dans les cas où les individus et les groupes les plus manipulateurs sont des individus et des groupes qui le sont au point de se manipuler eux-mêmes. On pourra faire toutes les analyses qu'on voudra, il reste que l'électorat de masse n'a qu'une envie, c'est celle de perdre son statut d'électorat : sans doute préfère-t-il se priver de sa liberté de choix, pensant, à juste titre peut-être, que de toute façon ses choix sont ceux de son leader ; mais, surtout, se privant de ses droits, il en prive tous les autres dont il juge les choix dangereux. On crie à la démocratie retrouvée après les résultats de participation du premier tour de l'élection présidentielle. Certes. La France silencieuse s'est enfin exprimée et, en gros, a plébiscité un dictateur. Après, elle retournera à ses pantoufles et à ses magouilles intestines et égocentriques, dignes reflets ou modèles de celles du pouvoir. Elle criera au scandale quand il y aura une grève, aux mauvaises odeurs en croisant un Noir dans la rue et quantité d'insultes quand les minorités voudront s'exprimer. Vieux comme le monde. Et la France continuera sur la route de l'impasse austro-hongroise tracée par l'Amérique bushienne, la dégradation de l'environnement à l'échelle planétaire continuera sa course météoritique et l'on se rapprochera à vitesse grand V du big bang. Ce jour-là pompéïen, les nantis auront le même sort que les autres. Non, pas tout à fait : ils auront conscience d'avoir profité jusqu'au bout de la vie de Cocagne offerte par la princesse alors que les Français qui les auront soutenus sans en avoir récolté de profits sinon quelques menues miettes comme les quelques euros accordés aux employés d'Airbus ces jours-ci (comparés au pactole du directeur partant), auront vaguement conscience de s'être fait empaffer et qu'ils auraient dû, au fond, voter Ségolène.
Vogueul le 27/04/2007 à 08:36:48
vous avez vraiment rien à foutre qu'a vous regardé kle nombrile on y comprend rien à vois trucs fermez vos gueule, vive Sarko
calindrin le 27/04/2007 à 15:46:35
qui est-ce qui va faire une étude sur les pubs qui se greffent sur les blogs? Dans la colonne Sarko de Laulaublog, y a des pubs pour l'humanitaire et l'aide aux enfants ; et ici à droite, sans doute parce qu'on titre Etat et intimité du citoyen, des pubs pour pas se faire piéger par les radars ! C'est chouette comme conception de l'intimité! Ils ont tout compris!
latinette le 27/04/2007 à 15:51:26
Mais l'Etat et l'intimité du citoyen, ça peut être bien, comme cul et chemise, même! Du copinage en veux tu en voilà, c'est la marque du gouvernement dont Sarko a fait partie :
La vente par privatisation, bradée pour 35 millions d'euros, de la compagnie maritime SNCM (sept. 2005) dont l'actif est évalué à 450
millions d'euros, vente effectuée à Butler (à noter que Butler est le seul PDG nommé au conseil d'analyse économique mis en place par le
gouvernement dont faisait partie l'ex-ministre de l'intérieur. En parallèle, l'Etat (c'est-à-dire le contribuable) prend à sa charge le financement du plan social et verse 100 millions d'euros à l'entreprise. Le coût social suite à cette décision de privatisation est payé par les contribuables alors que Butler prévoit d'empocher un bon bénéfice.
La privatisation des autoroutes avec un appel d'offres restreint à certaines entreprises sélectionnées par le gouvernement (août 2005).
Amnistie de Guy Drut (mai 2006) condamné pour recel d'abus de biens sociaux à 15 mois avec sursis) sous le couvert d'une loi complétée en 2002 (critère "sportif" ajouté) pour justifier la possibilité d'amnistier des personnes connues.
Les députés UMP se votent en catimini une augmentation de 17% de leurs indemnités parlementaires et s'octroient une garantie de cinq ans de leur salaire à 100% s'ils ne sont pas réélus (avril 2007).
La mariée « Gaz de France » est habillée avec l'argent du contribuable (30% d'augmentation des prix en quelques mois) en vue de l'offrir au groupe privé Suez.
La vente du parc immobilier avec des procédures d'appel d'offre qui permettent de sélectionner les acheteurs (en général des amis). Une fois les locaux privatisés, les acheteurs les louent à l'Etat (c'est-à-dire tous les contribuables) au prix fort.
Votez Sarko vous serez gros Jean comme devant.
cinemathek le 27/04/2007 à 16:57:18
j'ai envie de faire coller la littérature et les événements politiques de ces jours-ci ; je vois que le slogan de Narkozy reprend le mot "ensemble" de Chirac lors d'une autre campagne, je vois que Narkozy se fait trimballer au soir du premier tour en voiture fenêtre ouverte dans Paris pays conquis comme Chirac au second tour quand on avait vu un couple présidentiel d'une tristesse effroyable qui présageait mal du ennénat à venir. Alors, imaginons que le peuple de France ayant déjà vu la scène deux fois n'ait pas envie de la revoir et, rien que pour faire la nique à un présomptueux, empêche le remake. Cela ferait un excellent personnage de fiction. Un excellent moment de fiction.
bleubleu18 le 27/04/2007 à 16:59:32
Pendant ce temps-là connard la machine ce met en place, en fait elle roule depuis longtemps et tu peux rien contre la victoire du seul candidat valable!
pardèche le 27/04/2007 à 17:00:59
restez dans le sujet! on parle d'Etat et d'intimité du citoyen ici
cinemathek le 27/04/2007 à 17:07:41
On est exactement dans le sujet, c'est notre conscience collective qui est en jeu pendant cette élection apparemment encore plus que pendant les autres : à cause de la teneur que risque d'avoir notre avenir. Et on a le choix entre un président ou une présidente, en plus! Cette fois, il y a beaucoup d'inconscient collectif qui se joue. La France royaliste n'a jamais eu comme d'autres royaumes de reine aux rênes. C'est un gros pas que la nation française franchirait en élisant Ségolène. Ses adversaires se moquent de son nom mais il n'est pas anodin dans le contexte. Il n'est pas un retour à un passé révolu, il est une avancée vers un avenir où la France aura enfin rompu avec la loi salique. Et ça, je le ressens au plus profond de mon intimité et en même temps, c'est une affaire d'Etat.
charrebourg21 le 27/04/2007 à 22:39:23
comme d'habitude vous vous agitez beaucoup en paroles, vous nombrilisez pendant que dans les chaumières les gens s'apprêtent à voter en masse pour votre mouton noir ; pas de veine, gardez votre salive
ednataveyron le 03/05/2007 à 08:19:03
formidable, la description de l'école par le candidat UMP lors du débat entre présidentiables du second tour : quelle modernité! les enfants qui se lèvent quand le maître entre en classe, etc ; quel programme révolutionnaire ; j'ai toujours été sévère avec mes élèves en ce qui concerne la circulation dans les couloirs, par exemple, pour des questions de sécurité et parce que, à l'école, il faut apprendre à jauger la présence physique de l'autre, début de l'apprentissage d'autrui, prélude à la tolérance ; sévère sur la tenue du corps, aussi (pas de dos voûté comme le candidat lui-même pendant le débat) et, si possible, pas de mouvements incessants sur la chaise, l'instauration d'une respiration ordonnée et sereine ; mais je n'ai jamais considéré que le respect porté par mes élèves à leur maître passait par un quelconque embrigadement : j'exige beaucoup plus : je souhaite qu'ils me respectent pour ma pensée, pour le savoir et l'expérience que je leur donne en partage, pour l'apprentissage auquel je les forme. On a l'impression que sa vision de l'Education nationale sort des Choristes.
calindrin le 03/05/2007 à 08:30:53
Je reviens sur les pubs des colonnes à droite de ton écran, inetrnaute : c'est une bonne jauge de la valeur des mots et de tout ce qu'on fait en bloguant : tu as vu le mélange "cabinet d'avocats" et "salade d'avocats"? ça remet les pendules à l'heure, non? Au moins on sait ce que les mots valent, après un grand débat comme hier soir, ça afit revenir sur terre!
latinette le 04/05/2007 à 10:16:40
Les Français ne sont pas des paresseux !
voici un texte de Guillaume Duval, rédacteur en chef du mensuel Alternatives Economiques (ça fait sérieux, non, pour nous pauvres littérateurs et littératrices qui n'y comprennent rien à la politique, au social, qui ne savent pas écrire ou mais seulement nous emporter au gré de nos humeurs et nos enthousiasmes !)
CITATION DONC, CE QUI SUIT :
Il faudrait, parait-il, « réhabiliter la valeur travail ». Nicolas Sarkozy en a fait le thème central de sa campagne. Il considère manifestement que la paresse actuelle des français est la cause principale des difficultés que rencontre le pays. Il s’agit là pourtant d’une contrevérité qui pourrait - devrait - lui coûter l’élection tant le propos est insultant à l’égard des 22,5 millions de salariés, qui travaillent dur chaque jour, et des 2 millions de chômeurs, qui aimeraient pouvoir en faire autant. Les résultats de l’économie française ne sont pas, c’est vrai, toujours à la hauteur, mais c’est plutôt du côté des élites économiques dirigeantes qu’il faut en chercher les causes. Et les remèdes.
Rien n’est plus faux en effet que ce préjugé tenace d’une France paresseuse : les salariés français figurent au contraire parmi les plus productifs au monde. Selon les chiffres du Bureau of Labor statistics, organisme officiel américain donc peu suspect de socialisme militant ou de francophilie excessive, un français qui occupe un emploi avait produit 71 900 dollars de richesses en moyenne au cours de l’année 2005. C’est certes moins que les 81 000 dollars produits par l’employé américain moyen mais significativement plus que les 64 100 dollars d’un anglais, les 59 100 des allemands ou encore les 56 300 dollars d’un japonais... Et même en matière de temps de travail, si Nicolas Sarkozy ne se contentait pas de répéter les poncifs que lui soufflent ses amis chefs d’entreprises, il saurait que les salariés français ne sont pas, et de très loin, ceux qui travaillent le moins en Europe. Selon Eurostat, l’organisme statistique officiel de l’Union, un salarié français travaillait en moyenne 36,4 heures par semaine au troisième trimestre 2006. Contre 36,1 dans l’ex Union à 15. Les français travaillent presqu’aussi longtemps que les anglais, 36,5 heures, et significativement plus que les danois, 34,6 heures, dont le modèle social est si envié, ou encore que les allemands, 34,5 heures, pourtant champions du monde de l’exportation. Sans parler des néerlandais qui ne restent en moyenne que 29,8 heures au travail chaque semaine. Dans l’ex Europe à 15, c’est en Grèce, 39,9 Heures, et au Portugal, 39,2 Heures, qu’on travaille le plus longtemps. Rattraper la Grèce et le Portugal, est-ce cela l’ambition de Nicolas Sarkozy pour l’économie française ?
Si, à niveau de richesses comparable, le chômage est plus important chez nous que chez nos voisins, c’est justement parce que ceux qui ont déjà un emploi sont particulièrement productifs. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs la démarche des 35 heures était parfaitement censée. Et c’est pour la même raison, qu’en cherchant à allonger le temps de travail de ceux qui ont déjà un emploi, Nicolas Sarkozy ne ferait qu’aggraver le chômage. Quant aux chômeurs, soupçonnés de se complaire dans leur situation, il serait pourtant difficile de les pénaliser davantage qu’aujourd’hui afin de les obliger à trouver un emploi : les chômeurs français figurent déjà parmi les plus mal traités. En 2003, 10 des pays de l’ex Union à 15 dépensaient, en effet, davantage que la France pour indemniser leurs chômeurs, rapporté à leur PIB. Jusqu’à 2,7 fois plus par chômeur pour le Danemark ou les Pays Bas, mais aussi un peu plus pour le Portugal...
Contrairement à ce que sous entend le candidat de l’UMP, les salariés français ne sont donc pas des paresseux ni les chômeurs de l’Hexagone des profiteurs. Pour autant, il ne fait guère de doutes que les entreprises françaises rencontrent des difficultés importantes. Elles sont souvent à la peine sur les créneaux High tech en expansion et s’en sortent, en particulier, nettement moins bien sur le marché mondial que les entreprises allemandes. Et cela bien que le travail soit sensiblement plus cher Outre Rhin : 33 dollars de l’heure en 2005 pour un ouvrier de l’industrie contre 24,6 en France selon les chiffres du BLS. Si la paresse des salariés n’est pas en cause, ni le coût de leur travail, est-ce que les raisons de ces difficultés ne seraient pas à chercher plutôt en priorité du côté de la tête des entreprises ? Du côté de la faible qualité de leurs dirigeants et de l’inefficacité de leurs modes de gestion ? Quand on observe, par exemple, le gigantesque gâchis que l’incurie d’un Arnaud Lagardère, actionnaire de référence, combinée à la soif de pouvoir d’un Noel Forgeard a provoqué au sein d’Airbus, on se dit en effet que c’est surtout au niveau de ses élites économiques, de leur recrutement et de leurs habitudes de fonctionnement, que l’économie française aurait besoin d’une « rupture ». Mais évidemment il est plus naturel pour l’ancien maire de Neuilly, qui a recueilli un pourcentage record de 73 % des voix dans sa commune, de chercher à culpabiliser salariés et chômeurs plutôt que de bousculer ses amis patrons...
Commentaires
Inès des Banlieues le 27/04/2007 à 08:10:10L'un des dangers qui attendent la France en cas d'élection du pote frenchie à Bush et à Berlusconi, c'est la réaction des jeunes de ce qu'on appelle "les banlieues" et de la réaction à leur réaction ; il devrait être inutile de le répéter pourtant on en parle peu en ce moment, mais les provocations du ministre de l'intérieur devenu président de la république passeront forcément encore plus mal quand les matraquages physiques des polices et des milices, et les matraquages verbaux du discours officiel alimenteront encore plus le sentiment d'exclusion de cette population. Deux conséquences à prévoir : un risque d'embrasement redoublé dans le court terme et limité dans l'espace ; un risque de récupération, par les instances internationales de déstabilisation alcaïdiennes, de ces jeunes qui seront enfoncés un peu plus dans leur désoeuvrement et leur rejet par le nouveau régime de l'"Ensemble". Manifestement, la pression mise par un gouvernement étriqué, de fermeture à toutes les idées généreuses et d'ouverture au capital, va fabriquer une cocotte minute dont la vapeur sera relayée et amplifiée par les opposants non-banlieue au régime. Bush et l'Irak : qu'a gagné l'Amérique bien pensante à élire un Docteur Folamour ? Sarkozy, c'est gros comme le nez au milieu de figure, ce sera la même chose. Les mêmes recettes donnent les mêmes merdiers.
désillusionnado le 27/04/2007 à 08:32:42
A regarder les élections présidentielles avec un peu de recul, on est effaré comme toujours par les ravages des manipulations les plus criantes ; il est clair que nous sommes tous manipulés, tous manipulateurs dans notre vie privée comme dans notre vie publique. Mais il y a des moments où la manipulation atteint des degrés phénoménaux et qu'il y a de réels vainqueurs et des vaincus dans ce domaine. Je dirais que cela arrive dans les cas où les individus et les groupes les plus manipulateurs sont des individus et des groupes qui le sont au point de se manipuler eux-mêmes. On pourra faire toutes les analyses qu'on voudra, il reste que l'électorat de masse n'a qu'une envie, c'est celle de perdre son statut d'électorat : sans doute préfère-t-il se priver de sa liberté de choix, pensant, à juste titre peut-être, que de toute façon ses choix sont ceux de son leader ; mais, surtout, se privant de ses droits, il en prive tous les autres dont il juge les choix dangereux. On crie à la démocratie retrouvée après les résultats de participation du premier tour de l'élection présidentielle. Certes. La France silencieuse s'est enfin exprimée et, en gros, a plébiscité un dictateur. Après, elle retournera à ses pantoufles et à ses magouilles intestines et égocentriques, dignes reflets ou modèles de celles du pouvoir. Elle criera au scandale quand il y aura une grève, aux mauvaises odeurs en croisant un Noir dans la rue et quantité d'insultes quand les minorités voudront s'exprimer. Vieux comme le monde. Et la France continuera sur la route de l'impasse austro-hongroise tracée par l'Amérique bushienne, la dégradation de l'environnement à l'échelle planétaire continuera sa course météoritique et l'on se rapprochera à vitesse grand V du big bang. Ce jour-là pompéïen, les nantis auront le même sort que les autres. Non, pas tout à fait : ils auront conscience d'avoir profité jusqu'au bout de la vie de Cocagne offerte par la princesse alors que les Français qui les auront soutenus sans en avoir récolté de profits sinon quelques menues miettes comme les quelques euros accordés aux employés d'Airbus ces jours-ci (comparés au pactole du directeur partant), auront vaguement conscience de s'être fait empaffer et qu'ils auraient dû, au fond, voter Ségolène.
Vogueul le 27/04/2007 à 08:36:48
vous avez vraiment rien à foutre qu'a vous regardé kle nombrile on y comprend rien à vois trucs fermez vos gueule, vive Sarko
calindrin le 27/04/2007 à 15:46:35
qui est-ce qui va faire une étude sur les pubs qui se greffent sur les blogs? Dans la colonne Sarko de Laulaublog, y a des pubs pour l'humanitaire et l'aide aux enfants ; et ici à droite, sans doute parce qu'on titre Etat et intimité du citoyen, des pubs pour pas se faire piéger par les radars ! C'est chouette comme conception de l'intimité! Ils ont tout compris!
latinette le 27/04/2007 à 15:51:26
Mais l'Etat et l'intimité du citoyen, ça peut être bien, comme cul et chemise, même! Du copinage en veux tu en voilà, c'est la marque du gouvernement dont Sarko a fait partie :
La vente par privatisation, bradée pour 35 millions d'euros, de la compagnie maritime SNCM (sept. 2005) dont l'actif est évalué à 450
millions d'euros, vente effectuée à Butler (à noter que Butler est le seul PDG nommé au conseil d'analyse économique mis en place par le
gouvernement dont faisait partie l'ex-ministre de l'intérieur. En parallèle, l'Etat (c'est-à-dire le contribuable) prend à sa charge le financement du plan social et verse 100 millions d'euros à l'entreprise. Le coût social suite à cette décision de privatisation est payé par les contribuables alors que Butler prévoit d'empocher un bon bénéfice.
La privatisation des autoroutes avec un appel d'offres restreint à certaines entreprises sélectionnées par le gouvernement (août 2005).
Amnistie de Guy Drut (mai 2006) condamné pour recel d'abus de biens sociaux à 15 mois avec sursis) sous le couvert d'une loi complétée en 2002 (critère "sportif" ajouté) pour justifier la possibilité d'amnistier des personnes connues.
Les députés UMP se votent en catimini une augmentation de 17% de leurs indemnités parlementaires et s'octroient une garantie de cinq ans de leur salaire à 100% s'ils ne sont pas réélus (avril 2007).
La mariée « Gaz de France » est habillée avec l'argent du contribuable (30% d'augmentation des prix en quelques mois) en vue de l'offrir au groupe privé Suez.
La vente du parc immobilier avec des procédures d'appel d'offre qui permettent de sélectionner les acheteurs (en général des amis). Une fois les locaux privatisés, les acheteurs les louent à l'Etat (c'est-à-dire tous les contribuables) au prix fort.
Votez Sarko vous serez gros Jean comme devant.
cinemathek le 27/04/2007 à 16:57:18
j'ai envie de faire coller la littérature et les événements politiques de ces jours-ci ; je vois que le slogan de Narkozy reprend le mot "ensemble" de Chirac lors d'une autre campagne, je vois que Narkozy se fait trimballer au soir du premier tour en voiture fenêtre ouverte dans Paris pays conquis comme Chirac au second tour quand on avait vu un couple présidentiel d'une tristesse effroyable qui présageait mal du ennénat à venir. Alors, imaginons que le peuple de France ayant déjà vu la scène deux fois n'ait pas envie de la revoir et, rien que pour faire la nique à un présomptueux, empêche le remake. Cela ferait un excellent personnage de fiction. Un excellent moment de fiction.
bleubleu18 le 27/04/2007 à 16:59:32
Pendant ce temps-là connard la machine ce met en place, en fait elle roule depuis longtemps et tu peux rien contre la victoire du seul candidat valable!
pardèche le 27/04/2007 à 17:00:59
restez dans le sujet! on parle d'Etat et d'intimité du citoyen ici
cinemathek le 27/04/2007 à 17:07:41
On est exactement dans le sujet, c'est notre conscience collective qui est en jeu pendant cette élection apparemment encore plus que pendant les autres : à cause de la teneur que risque d'avoir notre avenir. Et on a le choix entre un président ou une présidente, en plus! Cette fois, il y a beaucoup d'inconscient collectif qui se joue. La France royaliste n'a jamais eu comme d'autres royaumes de reine aux rênes. C'est un gros pas que la nation française franchirait en élisant Ségolène. Ses adversaires se moquent de son nom mais il n'est pas anodin dans le contexte. Il n'est pas un retour à un passé révolu, il est une avancée vers un avenir où la France aura enfin rompu avec la loi salique. Et ça, je le ressens au plus profond de mon intimité et en même temps, c'est une affaire d'Etat.
charrebourg21 le 27/04/2007 à 22:39:23
comme d'habitude vous vous agitez beaucoup en paroles, vous nombrilisez pendant que dans les chaumières les gens s'apprêtent à voter en masse pour votre mouton noir ; pas de veine, gardez votre salive
ednataveyron le 03/05/2007 à 08:19:03
formidable, la description de l'école par le candidat UMP lors du débat entre présidentiables du second tour : quelle modernité! les enfants qui se lèvent quand le maître entre en classe, etc ; quel programme révolutionnaire ; j'ai toujours été sévère avec mes élèves en ce qui concerne la circulation dans les couloirs, par exemple, pour des questions de sécurité et parce que, à l'école, il faut apprendre à jauger la présence physique de l'autre, début de l'apprentissage d'autrui, prélude à la tolérance ; sévère sur la tenue du corps, aussi (pas de dos voûté comme le candidat lui-même pendant le débat) et, si possible, pas de mouvements incessants sur la chaise, l'instauration d'une respiration ordonnée et sereine ; mais je n'ai jamais considéré que le respect porté par mes élèves à leur maître passait par un quelconque embrigadement : j'exige beaucoup plus : je souhaite qu'ils me respectent pour ma pensée, pour le savoir et l'expérience que je leur donne en partage, pour l'apprentissage auquel je les forme. On a l'impression que sa vision de l'Education nationale sort des Choristes.
calindrin le 03/05/2007 à 08:30:53
Je reviens sur les pubs des colonnes à droite de ton écran, inetrnaute : c'est une bonne jauge de la valeur des mots et de tout ce qu'on fait en bloguant : tu as vu le mélange "cabinet d'avocats" et "salade d'avocats"? ça remet les pendules à l'heure, non? Au moins on sait ce que les mots valent, après un grand débat comme hier soir, ça afit revenir sur terre!
latinette le 04/05/2007 à 10:16:40
Les Français ne sont pas des paresseux !
voici un texte de Guillaume Duval, rédacteur en chef du mensuel Alternatives Economiques (ça fait sérieux, non, pour nous pauvres littérateurs et littératrices qui n'y comprennent rien à la politique, au social, qui ne savent pas écrire ou mais seulement nous emporter au gré de nos humeurs et nos enthousiasmes !)
CITATION DONC, CE QUI SUIT :
Il faudrait, parait-il, « réhabiliter la valeur travail ». Nicolas Sarkozy en a fait le thème central de sa campagne. Il considère manifestement que la paresse actuelle des français est la cause principale des difficultés que rencontre le pays. Il s’agit là pourtant d’une contrevérité qui pourrait - devrait - lui coûter l’élection tant le propos est insultant à l’égard des 22,5 millions de salariés, qui travaillent dur chaque jour, et des 2 millions de chômeurs, qui aimeraient pouvoir en faire autant. Les résultats de l’économie française ne sont pas, c’est vrai, toujours à la hauteur, mais c’est plutôt du côté des élites économiques dirigeantes qu’il faut en chercher les causes. Et les remèdes.
Rien n’est plus faux en effet que ce préjugé tenace d’une France paresseuse : les salariés français figurent au contraire parmi les plus productifs au monde. Selon les chiffres du Bureau of Labor statistics, organisme officiel américain donc peu suspect de socialisme militant ou de francophilie excessive, un français qui occupe un emploi avait produit 71 900 dollars de richesses en moyenne au cours de l’année 2005. C’est certes moins que les 81 000 dollars produits par l’employé américain moyen mais significativement plus que les 64 100 dollars d’un anglais, les 59 100 des allemands ou encore les 56 300 dollars d’un japonais... Et même en matière de temps de travail, si Nicolas Sarkozy ne se contentait pas de répéter les poncifs que lui soufflent ses amis chefs d’entreprises, il saurait que les salariés français ne sont pas, et de très loin, ceux qui travaillent le moins en Europe. Selon Eurostat, l’organisme statistique officiel de l’Union, un salarié français travaillait en moyenne 36,4 heures par semaine au troisième trimestre 2006. Contre 36,1 dans l’ex Union à 15. Les français travaillent presqu’aussi longtemps que les anglais, 36,5 heures, et significativement plus que les danois, 34,6 heures, dont le modèle social est si envié, ou encore que les allemands, 34,5 heures, pourtant champions du monde de l’exportation. Sans parler des néerlandais qui ne restent en moyenne que 29,8 heures au travail chaque semaine. Dans l’ex Europe à 15, c’est en Grèce, 39,9 Heures, et au Portugal, 39,2 Heures, qu’on travaille le plus longtemps. Rattraper la Grèce et le Portugal, est-ce cela l’ambition de Nicolas Sarkozy pour l’économie française ?
Si, à niveau de richesses comparable, le chômage est plus important chez nous que chez nos voisins, c’est justement parce que ceux qui ont déjà un emploi sont particulièrement productifs. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs la démarche des 35 heures était parfaitement censée. Et c’est pour la même raison, qu’en cherchant à allonger le temps de travail de ceux qui ont déjà un emploi, Nicolas Sarkozy ne ferait qu’aggraver le chômage. Quant aux chômeurs, soupçonnés de se complaire dans leur situation, il serait pourtant difficile de les pénaliser davantage qu’aujourd’hui afin de les obliger à trouver un emploi : les chômeurs français figurent déjà parmi les plus mal traités. En 2003, 10 des pays de l’ex Union à 15 dépensaient, en effet, davantage que la France pour indemniser leurs chômeurs, rapporté à leur PIB. Jusqu’à 2,7 fois plus par chômeur pour le Danemark ou les Pays Bas, mais aussi un peu plus pour le Portugal...
Contrairement à ce que sous entend le candidat de l’UMP, les salariés français ne sont donc pas des paresseux ni les chômeurs de l’Hexagone des profiteurs. Pour autant, il ne fait guère de doutes que les entreprises françaises rencontrent des difficultés importantes. Elles sont souvent à la peine sur les créneaux High tech en expansion et s’en sortent, en particulier, nettement moins bien sur le marché mondial que les entreprises allemandes. Et cela bien que le travail soit sensiblement plus cher Outre Rhin : 33 dollars de l’heure en 2005 pour un ouvrier de l’industrie contre 24,6 en France selon les chiffres du BLS. Si la paresse des salariés n’est pas en cause, ni le coût de leur travail, est-ce que les raisons de ces difficultés ne seraient pas à chercher plutôt en priorité du côté de la tête des entreprises ? Du côté de la faible qualité de leurs dirigeants et de l’inefficacité de leurs modes de gestion ? Quand on observe, par exemple, le gigantesque gâchis que l’incurie d’un Arnaud Lagardère, actionnaire de référence, combinée à la soif de pouvoir d’un Noel Forgeard a provoqué au sein d’Airbus, on se dit en effet que c’est surtout au niveau de ses élites économiques, de leur recrutement et de leurs habitudes de fonctionnement, que l’économie française aurait besoin d’une « rupture ». Mais évidemment il est plus naturel pour l’ancien maire de Neuilly, qui a recueilli un pourcentage record de 73 % des voix dans sa commune, de chercher à culpabiliser salariés et chômeurs plutôt que de bousculer ses amis patrons...